Pierre Moscovici a Mulhouse « Ouvrir un nouveau cycle »
Candidat au poste de premier secrétaire du PS, Pierre Moscovici a défendu vendredi soir a Mulhouse sa contribution « Besoin de gauche », qu’il présentera au congrès de Reims. Il refuse la présidentialisation d’un parti qu’il veut sortir de l’immobilisme.
A cinquante ans tout juste passés, celui qui fut le compagnon de route de Jospin et de Strauss-Kahn vient d’entamer sa première campagne personnelle en briguant le poste de premier secrétaire du PS. « Plus jamais je’ ne serai le lieutenant de quelqu’un », a-t-il prévenu. Vendredi soir à Mulhouse, où il a présente sa contribution « Besoin de gauche » à une cinquantaine de militants invités par la section mulhousienne et le comité Socialisme et démocratie du Haut-Rhin. Son texte à déjà été signé par Pierre Freyburger, Patricia Schillinger et Catherine Trautmann.
Impartial envers les candidats socialistes de2012
Pour le député du Doubs le congrès de Reims est « décisif », dans la mesure où il doit « ouvrir un nouveau cycle », devant aboutir à la victoire à la présidentielle de 2012, et « difficile » parce qu’il doit « éviter l’écueil de l’immobilisme et de la présidentialisation du parti ». « Si on fait du Hollande sans Hollande, on ne gagnera pas les élections », avance celui qui juge que «le PS ne veut pas se donner a un présidentiable ».
Pierre Moscovici milite au contraire pour « un congres d’idées et de débat qui laisse le parti travailler pendant deux ans et demi ».
Craignant que la multiplication des motions dégage « une espèce de perplexités chez les commentateurs et de crainte chez les militants », il demande d’ores et déjà que «des regroupements s’opèrent pour permettre une gouvernance innovante et rassurante ». Issu de la nouvelle génération, bénéficiant d une expérience ministérielle et européenne tout en étant député il estime être l’homme de la situation.
Dans sa contribution, Pierre Moscovici défend « un socialisme de la production » qui « encourage investissement au détriment de la rente et de la spéculation », partant du principe que seule la croissance permet la redistribution. Un « troisième chemin » qu’il entend d’abord appuyer sur la déclaration de principe social-démocrate qui vient d’être largement approuvée par les militants socialistes.
Pierre Moscovici estime enfin que le candidat du PS à la prochaine présidentielle ne doit pas être le premier secrétaire. Il prône l’organisation de primaires ouvertes à tout les candidats et accessibles à tous les citoyens. S’il succède a François Hollande il promet de se montrer impartial envers les candidats socialistes y compris envers un certain Dominiqe Strauss-Kahn.
Franck Buck
DNA