Venue de Christophe Borgel

Cher(e)s Camarades,

Jusqu’à la constitution des motions le 23 septembre prochain, nous restons dans la phase des
contributions générales. Le comité de soutien à « Besoin de Gauche » récemment créé et baptisé
« Socialisme et Démocratie Haut-Rhin » ( SD68 ) organise un rassemblement le 22/08 prochain.
Nous t’invitons à la réunion qui aura lieu à la Fédération du P.S. au 24, rue Huguenin :

Vendredi 22 août 2008 à 20H00
en présence de Christophe BORGEL
Adjoint au maire de Villepinte
Secrétaire National du P.S. aux Elus Socialistes

Christophe Borgel soutient la contribution « Besoin de Gauche » dont Pierre Moscovici est le premier
signataire. Celle-ci sera présentée à cette occasion à tous les militants qui pourront ensuite en débattre.
En espérant vivement pouvoir compter sur ta présence, nous t’adressons nos amitiés socialistes,

Yvan POLLACK          Corinne DEGEORGES                Isaac NJIKE  Julien ERNST
Président de SD68    Vice-présidente de SD68         Vice-présidents de SD 68

A quoi sert Jean-Marie Bockel?

A quoi sert Jean-Marie Bockel?

Pierre Moscovici député du Doubs, président de la Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard, et le comité Socialisme et Démocratie du Haut-Rhin ( SD68 ) nous prient d’insérer :

« Les propos de Jean-Marie Bockel, expliquant que le parti socialiste « ne sert à rien pour les Français » et appelant à bâtir autour de lui un « parti de gauche à I’ égal des partis socio-démocrates et travaillistes qui existent dans le reste du continent » sont absolument inacceptables. Ils sont peu respectueux des droits de l’opposition, qui est au service des Français qui souffrent de la politique injuste et inefficace de Nicolas Sarkozy. Ils sont aussi mensongers: Jean-Marie Bockel avec qui nous avons partagé de nombreux combats, n’a hélas plus rien avoir avec la gauche et la social-démocratie. II sert sans état d’âme le pouvoir le plus à droite que la France ait connu depuis des décennies. Nous ne voulons pas être cruels, et demander a quoi sert Jean-Marie Bockel, et que représente sa prétendue « gauche moderne ». Mais nous l’invitons à plus de modestie et davantage de dignité. A trop poursuivre ainsi, il risque non seulement le discrédit, mais aussi le ridicule. »

L’Alsace

Pierre Moscovici a Mulhouse « Ouvrir un nouveau cycle »

Pierre Moscovici a Mulhouse « Ouvrir un nouveau cycle »

Candidat au poste de premier secrétaire du PS, Pierre Moscovici a défendu vendredi soir a Mulhouse sa contribution « Besoin de gauche », qu’il présentera au congrès de Reims. Il refuse la présidentialisation d’un parti qu’il veut sortir de l’immobilisme.

A cinquante ans tout juste passés, celui qui fut le compagnon de route de Jospin et de Strauss-Kahn vient d’entamer sa première campagne personnelle en briguant le poste de premier secrétaire du PS. « Plus jamais je’ ne serai le lieutenant de quelqu’un », a-t-il prévenu. Vendredi soir à Mulhouse, où il a présente sa contribution « Besoin de gauche » à une cinquantaine de militants invités par la section mulhousienne et le comité Socialisme et démocratie du Haut-Rhin. Son texte à déjà été signé par Pierre Freyburger, Patricia Schillinger et Catherine Trautmann.

Impartial envers les candidats socialistes de2012

Pour le député du Doubs le congrès de Reims est « décisif », dans la mesure où il doit « ouvrir un nouveau cycle », devant aboutir à la victoire à la présidentielle de 2012, et « difficile » parce qu’il doit « éviter l’écueil de l’immobilisme et de la présidentialisation du parti ». « Si on fait du Hollande sans Hollande, on ne gagnera pas les élections », avance celui qui juge que «le PS ne veut pas se donner a un présidentiable ».

Pierre Moscovici milite au contraire pour « un congres d’idées et de débat qui laisse le parti travailler pendant deux ans et demi ».

Craignant que la multiplication des motions dégage « une espèce de perplexités chez les commentateurs et de crainte chez les militants », il demande d’ores et déjà que «des regroupements s’opèrent pour permettre une gouvernance innovante et rassurante ». Issu de la nouvelle génération, bénéficiant d une expérience ministérielle et européenne tout en étant député il estime être l’homme de la situation.

Dans sa contribution, Pierre Moscovici défend « un socialisme de la production » qui « encourage investissement au détriment de la rente et de la spéculation », partant du principe que seule la croissance permet la redistribution. Un « troisième chemin » qu’il entend d’abord appuyer sur la déclaration de principe social-démocrate qui vient d’être largement approuvée par les militants socialistes.

Pierre Moscovici estime enfin que le candidat du PS à la prochaine présidentielle ne doit pas être le premier secrétaire. Il prône l’organisation de primaires ouvertes à tout les candidats et accessibles à tous les citoyens. S’il succède a François Hollande il promet de se montrer impartial envers les candidats socialistes y compris envers un certain Dominiqe Strauss-Kahn.

Franck Buck

DNA

PS: Moscovici souligne que son rapprochement avec Aubry ne comprend pas Fabius

PARIS (AFP) — Pierre Moscovici, secrétaire national du PS, a affirmé mardi que son rapprochement avec la maire de Lille, Martine Aubry, en vue du Congrès du PS, n’est “pas un rapprochement à deux et demi” et juge “tout à fait clair” qu’il ne comprend pas Laurent Fabius.

Candidat à la succession de François Hollande, Pierre Moscovici confirme à l’AFP ce rapprochement annoncé fin juillet entre les deux contributions, même s’il reste une “incertitude” sur la candidature de Mme Aubry au poste de Premier secrétaire, souligne celui qui se dit “plus que jamais” candidat.

“Je me rapproche de Martine Aubry et je ne me rapproche pas d’autres à travers elle. Il est extrêmement clair que s’il y a une majorité à avoir avec Martine Aubry et moi, elle se fera en priorité avec d’autres que Laurent Fabius”, assure M. Moscovici.

“Un rapprochement à deux n’est pas un rapprochement à deux et demi. Il est tout à fait explicite dans mon esprit que cela ne comprend pas Laurent Fabius”, précise-t-il.

“Non pas que je ne souhaite l’exclure, mais –je suis obstiné là-dessus–, il ne doit pas être le coeur de la future majorité du Parti socialiste. Il peut être dedans, mais honnêtement, il y en a beaucoup d’autres avant lui”.

Pour l’ancien ministre, la fracture avec Laurent Fabius ne vient pas du non à l’Europe, puisque fait-il valoir, il est “avec Arnaud Montebourg qui a voté non”. Mais il a trait à “certains comportements politiques” et “la rénovation du parti”.

“Quand je pense à la troisième force qui, avec Martine Aubry et moi, doit faire une majorité, je ne pense pas à Laurent Fabius, je pense bien davantage à Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini”, affirme-t-il, évoquant les barons régionaux et premiers signataires de la contribution “la Ligne claire”.

PS: Moscovici met en garde ceux qui veulent “sarkoyser” le parti

PARIS (AFP) — Le député socialiste Pierre Moscovici a lancé mercredi un avertissement à ceux qui sont coupables d’”immobilisme” au sein du PS et à ceux qui veulent “présidentialiser”, “sarkoyser” le parti.

Interrogé sur France 2, le député du Doubs a affirmé vouloir, avec la maire de Lille Martine Aubry, dont il s’est rapproché en vue du Congrès de Reims, “conjurer deux problèmes pour le PS”: l’immobilisme et la présidentialisation.

“Quand je vois tous ceux qui ont envie de poursuivre ce qui se fait depuis 11 ans, qui ont envie de replâtrer, je me dis que ceux-là se trompent parce que je vois qu’il n’y a aucune dynamique”, a-t-il expliqué.

“Quand je vois d’autre part, ceux qui disent +le Parti socialiste, il faut le présidentialiser, il faut en quelque sorte le sarkoyser+, je me dis que ceux-là ont tort aussi”, a-t-il poursuivi.

“Si les présidentiables du Parti se lancent dans un affrontement pour le Congrès de Reims, alors nous allons vivre un moment tout à fait désespérant qui n’aboutira à rien (…). Pour les Français, ce sera le gage d’un parti qui se déchirera pendant trois ans”, a-t-il jugé.

“Agissez en responsables”, a lancé M. Moscovici aux présidentiables, “c’est ce que nous essayons de faire avec Martine Aubry”, “nous rassembler”, avec l’idée de “faire bouger le Parti, de le mettre au travail et en même temps de le déprésidentialiser”.

Le PS “doit se mettre au travail”, a-t-il affirmé. “Je suis un dirigeant socialiste depuis longtemps. Cela fait 11 ans -allons disons 5 ans, 6 ans-, que le PS n’a pas produit une idée nouvelle”.

Nicolas Sarkozy, “ce qui fait sa force, c’est qu’il traite les sujets. Il les traite mal, mais il les traite”, a-t-il jugé.

Lettre aux signataires de « Besoin de gauche »

Cher(e) camarade,

Au moment de nous séparer pour quelques semaines de vacances, et avant de nous retrouver à La Rochelle, je voulais te remercier de ton implication dans la contribution « besoin de gauche », que tu as bien voulu signer à mes côtés. Cette contribution est, dans cette période confuse, un facteur de stabilité et de cohérence pour le Parti socialiste. Je souhaite aussi te donner mon sentiment sur l’évolution des choses depuis le Conseil national du 2 juillet.

À la rentrée, nous allons devoir décider de notre attitude en vue du Congrès de Reims. D’ores et déjà, des contacts sont noués avec d’autres contributions, pour établir une nouvelle majorité, capable d’impulser un vrai changement pour notre parti. Pour ma part, j’avance dans toutes les démarches que j’entreprends, aussi bien auprès des militants lors de mes nombreux déplacements dans nos fédérations que dans les discussions avec d’autres, en défendant la lettre et l’esprit de « besoin de gauche ».

Que dit au fond ce texte ? Que la crise internationale, multiforme, la crise européenne, l’entreprise de liquidation de Nicolas Sarkozy et la question sociale contemporaine appellent une nouvelle gauche, une nouvelle génération à gauche. Notre contribution, en bref, établit la feuille de route de la mutation indispensable du PS, pour reprendre l’expression d’Arnaud Montebourg, le chemin qui peut et doit nous mener à la victoire en 2012 enfin, après trois défaites à l’élection présidentielle. Cette feuille de route, ce chemin, ce cahier des charges tiennent en un triptyque :

- une ambition réformiste, qui veut transformer en actes les valeurs affirmées par notre déclaration de principes, qui définit notre parti comme réformiste, européen, laïc, féministe, internationaliste, ancré dans l’économie de marché, qu’il veut sociale et écologique. Ce réformisme cohérent doit, à mes yeux, être celui du parti rénové que nous appelons de nos vœux.

- un parti au travail, qui sache éviter les deux écueils symétriques de l’immobilisme mortifère et de la présidentialisation délétère. Pour cela, nous proposons un programme articulé autour de sept conventions thématiques et une gouvernance différente du PS, avec une direction resserrée, animée par un Premier secrétaire qui ne puisse être soupçonné de subordonner son action à une ambition présidentielle pour lui-même.

- la désignation, le moment venu, à la mi-2011, du candidat socialiste à la présidentielle par une primaire organisée par le PS, mais ouverte à tous ceux qui souhaitent participer à ce choix décisif pour la France.

Cette démarche me paraît en phase avec les attentes des militants socialistes, qui veulent le débat mais craignent un combat stérile et sans issue, ouvrant une période de « guerre de tous contre tous » et qui souhaitent un parti tout entier tourné vers la préparation de l’alternance et l’élaboration d’une pensée socialiste pour le 21e siècle. C’est pourquoi, oui, je pense que notre contribution, majeure, qui a réussi un premier rassemblement entre « Socialisme et démocratie » et « Rénover maintenant », a vocation à être la colonne vertébrale de la future majorité et, si possible, à porter l’un des siens à la direction du PS.

C’est à partir des principes, et non des relations interpersonnelles, de passions ou des pulsions, que nous devons définir notre action dans les temps qui viennent, jusqu’au Congrès. C’est et ce sera ma seule ligne de conduite, ce doit être la nôtre. Quels sont ces principes ? Nous ne pouvons pas, d’abord, être ambigus sur l’exigence réformiste, sur l’engagement européen, et j’ajoute pas davantage sur le respect du vote des militants. Nous ne voulons pas, ensuite, d’un Congrès de désignation, mais d’un Congrès de rénovation débouchant sur un « leadership de travail ». C’est pourquoi je prétends à la fonction de premier secrétaire, parce que je pense avoir, dans le moment présent, le profil et les qualités nécessaires pour l’exercer. J’espère, légitimement, avoir sur ce point le soutien de tous les signataires de « Besoin de gauche ». Enfin, nous ne saurions transiger, au moment où se formeront les motions, sur l’idée, profondément novatrice, des primaires.

C’est sur cette base que nous pouvons nous tourner vers les autres, et d’abord vers ceux qui veulent construire avec nous. Les discussions avancent avec Martine Aubry : un rapprochement est possible. Tu trouveras ci-joint le relevé de conclusions de notre dernière rencontre. Je suggère également que nous continuions à débattre avec les signataires de la « ligne claire », pour constituer une force plus importante encore, installée au cœur de ce Congrès difficile : leur texte est très proche du nôtre, leur « socialisme des territoires » complémentaire de notre démarche, nous avons dans cette contribution beaucoup d’amis qui s’étaient éloignés de nous. Il est juste aussi de parler avec Bertrand Delanoë, avec d’autres ensuite, mais en défendant notre approche, et non en adhérant d’abord à la leur. Ainsi, nous pourrons progresser vers la vraie rénovation du parti que nous défendons ensemble.

Je propose que nous ayons, à La Rochelle, un débat ouvert, clair et fraternel, sur nos perspectives. Notre contribution appartient à ses signataires. C’est à eux, c’est à vous, c’est à nous de décider ensemble où nous voulons aller, avec qui, et pour quoi faire.

D’ici là, je te souhaite, cher(e) camarade, un très bel été.

Avec ma fidèle amitié.

Pierre Moscovici

Naissance de SD68

Le comité Socialisme et Démocratie 68 vient de naître sous la férule de Yvan Pollack, Corinne Degeorges, Isaac Njike et Agenor Gnonto. SD 68 entend devenir une antenne dans le Haut-Rhin de Socialisme et Démocratie, courant animé au niveau national par Pierre Moscovici et Jean-Christophe Cambadélis: SD68 a pour vocation première de diffuser et de soutenir la contribution « Besoin de gauche », dont Pierre Moscovici est le 1er signataire, dans l’optique du congrès de Reims. Au-delà du congrès, ce comité sera une force de proposition, de dialogue et de cohésion ” qui travaillera en relation avec Socialisme et démocratie, ses représentants locaux, notamment dans le Bas Rhin, et plus, largement au sein du Parti socialiste. Ce comité a obtenu le soutien de nombreux élus dont la sénatrice du Haut-Rhin Patricia Schillinger et Catherine Trautmann, député européen ainsi que de Pierre Moscovici, député national et président de la communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard. La prochaine assemblée plénière se tiendra le 5 août.

DNA 03.08.2008

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